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Guggenmusik Amicale

du Valais romand

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Canon à Conféttis

 

 

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Infos - Historique complet

Naissance et premiers pas d'Eksapette

 
En 1976, quelques carnavaleux fondèrent la société du Carnaval de Sion.
 
La ville fut partagée en 4 quartiers : le sud - le nord - l'ouest et le centre ville.
Dans chaque quartier, une personne fut chargée de son animation.
Mme Christiane Lescaut, habitant le bâtiment de "La Matze",
fut responsable du quartier de l'ouest.
 
Soucieuse d'animer son quartier, elle fit paraître une petite annonce dans le
Nouvelliste, demandant l'appui de personnes de bonne volonté pour animer l'ouest de la ville.
La connaissant vaguement, je l'ai contactée.
 
Etant depuis toujours une fanatique du Carnaval,
et ayant chaque année assisté au Carnaval de Bâle, mon mari étant bâlois,
je trouvais les "Guggemusik" géniales, j'en parlais donc à Christiane qui,
elle aussi, en fut enthousiasmée.
 
Seulement, qui dit Gugge ! dit musiciens !
A nouveau, elle remit une annonce dans le Nouvelliste faisant appel à ces oiseaux rares !
Une seule réponse : un tambour de marche ! et quelle marche au pas cadencé !
il s'agissait de :
 
Ernest Salamin.
Evidemment, pas très Gugge !
 
Aussi, ce fut le chasse parmi les copains !
Je dénichais : Reynald Melly, père de Sophie, léonardin, toujours prêt à
s'arnuser, libre car le Carnaval de St-Léonard était en panne à ce moment-la.
Ayant rendu service à la Guinguette (instruction pour le montage des perruques),
René Rey nous "fourni" René Ebener, de Bramois.
 
Alors, j'appelais à mon aide Jacques Gianadda,
membre de l'Harmonie et fondateur de "L'as qu'on rigolle".
Par gentillesse et camaraderie, il fit ma propagande au sein de l'armonie de Sion et
réussit à convaincre, de nous
rejoindre, Wflly Bregy - Dominique Sartoretti - Max Trachsler et William Barmaz.
 
Il était temps : 15 jours avant le Carnaval !
 
A notre petit contingent ! on peut ajouter mes 4 enfants : soit Frédéric,
Patrick, Sabine et Nicole, au bruitage ! comme moi-même.
 
Christiane Lescaut travaillant à l'association des entrepreneurs (AVE),
nous avons eu la possibilité de faire les
répétitions, soit : 2 ! au sous-sol de ladite association.
 
Pour défiler, il nous fallait bien un nom.
Triturant nos méninges, on cherchait un nom avec le mot "band" mais
c'était pas terrible. Christiane, toujours tonitruante, résuma ainsi la situation :
"il nous faut un nom qui sonne, un nom qui pete !
" alors Reynald Melly lui rétorqua "Et que ça pete !"
Voila on était baptisé, Eksapette était née !
 
Ne mesurant pas la portée de mes paroles, dans mon enthousiasme, je leur dis
" pour les costumes, pas de problème ! je vous les confectionne ! "
Je ne savais pas où je mettais les pieds ! Et cela dura 15 ans.
 
Le premier déguisement fut : les nounous noires ! (encore très prisée par Max ! ).
 
Aux 2 répétitions, les membres de l'Harmonie ne furent pas présents,
excepté Bregy j'ai donc confectionné les
costumes sans les connaître et pour la touche finale :
longueur des manches,
longueur cle la robe et ajustage de la cagoule, la veille du Carnaval,
j'ai été les quérir au local de l'Harmonie durant la répétition, au grand dam de
josph Géroudet, président de celle-ci.
 
Le lendemain matin : samedi du Carnaval, a 6h diane,
on se lançait à l'assaut du quartier de l'ouest.
 
On était 13 - et ça nous a porté bonheur.
 
Notre répertoire :
 
La petite Marie
Carreau cassé
Marguerite
Et Chef un p'tit verre... très important !
 
C'était pas des plus vastes mais on les jouait cle bon cœur et le public -
car il y en avait ouvrait les volets, venait
aux fenêtres, sur les balcons, en robes de chambre, trouvait cela très drôle et nous lançait des
piécettes comme aux musiciens ambulants.
28 frs 45 que nous avons récoltés ! qui dit mieux ? on s'est payé des croissants !
 
Le premier dîner, mon mari ayant négocié sa gratuité en compensation d'une petite
animation, a eu lieu à la Migros : escalope garnie mais avec Coca ! la Migros ne
vendant pas cl'alcool ! ça nous a tout de même fait plaisir.
 
L'après-midi à 13 h 30, "encolonnement" à la Rue des Tonneliers,
c'est le moment que choisit jacques Gianadda
pour venir récupérer Willy Bregy et sa grosse caisse :
il était membre de "L'as qu'on rigole", nous on rigolait moins.
Les tambours de Vétroz participant également au cortège,
je les connaissais car ils s'habillaient aussi a l'AVE.
 
Je me précipitais vers M. Boulnoix, leur tambour-major, et après négociation,
il a eu la gentillesse de prêter à " l'as qu”on rigole " 2 tambours de sa clique en
compensation de la grosse caisse et Bregy qui réintégra nos rangs.
 
Le cortège fut très apprécié des Sédunois. Après celui-ci,
on fit encore quelques haltes musicales devant certains bistrots, notamment au "Rendez-vous"
(tenu par les parents de Max). Puis fourhus mais heureux, l'on se quittait
sachant que l'année suivante, Eksapette reprendrait du service.
 
1975 fut le baptême du feu, Eksapette était sur Ies rails.
 
Ce bon debut nous fit une certaine réclame et ainsi, plusieurs personnes vinrent grossir nos rangs soit
Eloi Bruttin, Stéphane Antonioli, Nicole Pellaud, Jean-Marie Zanardini, Patrick Rey.
 
En 1977, ayant plus de temps à disposition avant les festivités, je décidais de
confectionner un costume plus "sexy" que les nounous. Ce fut les "sirènes".
Longues perruques blond-roux, masques "pin-up", soutien- gorge :
coquillage, hanches rebondies et jupes fendues très haut, le côté sexy était parfait !
Pour ce faire, j'ai utilisé un plastic argent du plus bel effet !
Mais je n'avais pas pensé que les hommes marchent à grandes enjamhées...
 
Comme on marchait depuis 6h00 du matin...,
à midi, tous les costumes masculins étaient déchirée sur le côté !
Qu'une seule solution, raccomoder ! Aussi, Christiane et moi-même,
au lieu de manger à midi, (dommage, le
repas excellent était chez "Tchett Tchett" -
qui nous fit un prix doux ) avec de nombreux rouleaux de papier
collant, on répara les dommages !! Depuis,
les costumes furent moins ajustés ! et plus solides.
 
Cette mésaventure nous apprit que 2 costumes nous étaient nécessaires.
Un "petit" costume, toujours le même, durant de nombreuses années, réservé au matin,
et un "grand" costume, nouveau, changeant chaque année pour
l'après-midi du Carnaval et d'éventuelles sorties qui suivaient.
 
En ce temps-là, le Carnaval de Sion n'avait lieu que le samedi.
Alors, sur notre lancée, l'on participa le lendemain, dimanche, au Carnaval de Bramois.
A nouveau, le succès fut au rendez-vous.
A l'issue du cortège, Riquet Dubuis,
musicien très connu, nous invita à un apéro dans un carnotzet du bled car ayant des enfants -
Carmen et Dimitri également musiciens - 
il voulait fonder aussi une Gugge et nous demanda tous les renseignements concernant
l'orgariisation d'un tel groupe et ainsi en 1978, l'année suivante,
il créa "Carnaband" en quelque sorte "des cousins" !
 
La diane à 6h00 du matin eut lieu durant 3 ans.
Ensuite, les Sédunois, mécontents d'être réveillés si tôt,
demandèrent une diane a 7h, heure de police.
Ainsi en 1978, venus sur la pointe des pieds, a 7h00 pile, on sonnait la diane sous les arcades,
devant le poste de police ! Bon enfant, un agent, une Bouteille à la main,
vint nous servir un verre ! Du vin blanc a 7h00 du matin, pour moi, ce fut dur... dur.
 
La diane fut ensuite supprimée, l'ouverture du Carnaval fut déplacée au jeudi soir.
 
En 1978, le comité du Carnaval de Sion donna un thème : "samba" ! Du coup, je fis un costume de perroquet,
quoi de plus sud-américain que le perroquet ?
Nos partitions musicales suivirent la même tendance, c'était "maxi".
 
Petit à petit, le Carnaval de Sion prit de l'envergure, les efforts des groupes locaux portaient leur fruit.
 
Visant toujours plus haut et très soutenue par le groupe,
je téléphonais à M. Germanini, Grand Vizir du
Turkrenbund - Brigue, afin de pouvoir participer au cortège du dimanche
de Brigue à travers la Mekka du Haut-Valais.
Notre manière de jouer, nos rythmes sud-amérioains,
nos costumes, firent un tabac.
 
Un jeune trompette - Dany Volsen, dissident des Rafigifäger - fut tellement enthousiasme,
qu'il voulut fonder un groupe similaire au nôtre. Avec son père,
ils vinrent me trouver à mon domicile, je leur donnais tous les
renseignements possibles et il fonda les "Sombreros" un peu à notre image et du coup,
racheta tous nos costumes "perroquet".
En quelque sorte, ils furent nos petits frères.
 
Eksapette avait maintenant 3 carnavals d'existence... Eksapette était sur de bonnes voies.
 
Au fil des années, la Gugge s'agrandit et agrandit en même temps son rayon d'actions,
fit des sorties mémorables : en effet, outre les carnavals valaisans,
je puis citer : le Carnaval de Besençon, la Vogue de Carouge,
la Fête de la Montre à la Chaux-de-Fonds, la Fête des Vendanges a Morges, etc... etc...
 
Pour notre 10ème anniversaire,
nous avons animé le Carnaval de Chãlon-sur-Saône où la presse
nous reserva la Une du journal, titrant: "
Les petits Suisses nous ont appris ce qu'est le Carnaval !".
Ainsi, nous avions fait nos premiers pas, il ne nous restait quӈ grandir,
en nombre, en années mais guère en sagesse !
 
 
Voici encore quelques notes sur notre organisation :
 
Chef musical : Max Trachsler
 
Caissière : Christiane Lescaut dit "Picsous"
 
Présidente : Manu Jenny + confection des costumes bénévolement
 
aidée par Christiane
et plus tard, pour une petite part, par les dames Sociétaires.
 
Pour assurer notre subsistance et frais de masques et costumes,
l'on vendait des cartes de sympathisants,
agrémentées d'une photo du groupe, de l'année précédente : frs 5 au minimum,
au-dessus selon le bon cœur de l'acheteur.
 
Nous avions aussi des cotisations annuelles soit :
 
frs 60.-- pour les membres adultes travaillant
frs 40.-- pour les apprentis.
frs 25.-- pour les étudiants.
 
En outre, l'on revendait nos costumes, en general en bloc.
Les Eksapétiens pouvaient l'acquerir : leur costurne et leur masque pour frs 100.--
Le prix du car et la subsistance étaient aux frais des carnavals qui nous invitaient.
Les costumes étaient stockés dans mon galetas.
 
Un jour de folie, Christiane trouva qu'il était plus esthétique,
lorsque l'on défilait, d'avoir tous les mêmes
chaussures ! On acheta donc des chaussures pour chacun,
luxe extreme qui ne s'est vu qu'a Eksapette !
 
Chaque pièce du costume soit :
souliers, chaussettes ou bas, costume,
masque (monté avec perruque sur casque de chantier),
pélerine de pluie et accessoires, portaient un numéro;
ce numéro remplaçait le nom du musicien, trop long à ecrire.
 
Exemple : 
 
Christiane Lescaut 8
Max Trachsler 16
 
En rangeant les costumes dans mon galetas,
je vérifiais ainsi si toutes les pièces étaient là, chacun étant
responsable de son matériel.
Par ce système, il n'y a guère eu de perte ! (quelquefois,
il a manque une chaussette, donc on avait un unijarnbiste !)
 
Quelques années plus tard, le chef brasseur de la Brasserie de Sion,
M, Müller, que je connaissais bien, eut la
gentillesse de nous laisser a disposition, pour nos répétitions,
la grande salle de la Brasserie, au 3ème étage, avec ....
bières au tonneau à volonté !!   qui dit mieux ?
 
A lui, toute notre gratitude.
 
Vous sachant sur la Bonne voie, après 15 ans d'activité,
la responsabilité d'Eksapette devenant un peu lourde pour moi,
je vous quittais .... sans aller trop loin, juste à l'autre bout de la Rue de Conthey,
d'où je suis votre parcours... avec plaisir évidemment.
 
Membres fondateurs
 
Manu Jenny
Christiane Lescaut
Max Trachsler
Reynald Melly
Willy Bregy
Ernest Sadamin
René Ebener
Dominique Sartoretti
William Barmaz
Frédéric Jenny
Patrick Jenny
Sabine Jenny
Nicole Jenny
 
 
 
Historique du Carnaval de Sion
 
Comme dans tous pays catholiques, les festivités carnavalesques se perdent dans la nuit des temps.
 
Le document le plus ancien, trouvé à la bibliothèque cantonale se rapportant au Carnaval de Sion,
est un article paru dans la "Nouvelle Gazette du Valais" du 23 février 1888.
 
Des photos, décorant le carnotzet du Carnaval, illustrent le cortège de 1900.
 
De 1929 à 1940, Mlles Zingg et Lattion, Mme Tettoni et M. Paul de Rivaz
organisèrent, à la salle des pas perdus (Casino), un bal costumé pour les enfants.
 
Puis ce fut le silence, le malheureux silence imposé par la guerre...
 
Dès 1946, la société de développement organisa le jeudi gras, dans les salons
des hôtels de la Paix et de la Planta, de grands bals avec concours de maques.
Ces bals masqués très prisés des carnavaleux faisaient salles combles a chaque
édition. En 1959, ces hôtels furent démolis et durant quelques années, Sion ne
connut plus aucune festivité carnavalesque.
 
En 1963, la Guiguette reprit le flambeau et, le jeudi gras remit à l'honneur le cortège des enfants.
Cortège des plus simple : la Guinguette déguisée en avant... et tous les gosses derrière !!
 
Ensuite, les pompiers assurant la sécurité,
agrémentèrent l'ordinaire avec leurs vieux chars et pompe antidiluvienne.
 
 
Cela dura quelques années.
 
En 1976, 4 membres de "Restez Verts" et 2 musiciens de la Guinguette unirent
leurs efforts pour animer la ville entière.
 
Ces valeureux fondateurs étaient :
 
Charly Imhof
Roger Pfefferlé (Tonton)
André Hess
Michel Jacot - Evenor Pitteloud
René Rey
 
Le samedi matin, Sion fut partagé en 3 quartiers, animés dès 5h00 par les joyeux drilles de L'As qu'on rigole,
les Chouettes (HC Sion) et Eksapette, fondée à cette occasion.
Cette diane devint une coutume qui dura 8 ans.
 
En 1978, les 6 fondateurs précités constituèrent : La Société du Carnaval,
parrainée par Mme Denise Bühler et Me Bernard de Torrenté.
Le premier président fut M. Evenor Pitteloud.
 
Pour couvrir les frais, une cagnotte de 1200 frs est constituée :
500 frs versés par "Restez Verts" et 700 frs la
Guinguette !...
 
Le personnage emblématique du Carnaval fut au début : un prince (adulte) puis
prince et princesse et cour (enfants). Ces rôles n'intéressant plus les enfants,
le Carnaval de Sion est représenté désormais par un "Grand Sorcier",
notre sigle étant la Tour des Sorciers.
 
1979 vit la frappe de la première médaille.
 
En 1981 pour fêter leur 5ème anniversaire,
les comitards s'offrent un costume et arborent fièrement "cape et cornes".
 
La manifestation prenant de l'ampleur, l'on à recourt à des Guggen
haut-valaisannes, des cliques des environs et, plus tard, à des Guggen
d'0utre-Sarine.
 
En 1988, changement de président, M. Maurice Machoud succède a M. Evenor Pitteloud.
 
Le samedi ne suffit plus aux festivités, on y ajoute le jeudi gras au soir :
la cérémonie de la remise de la clef par le président de la ville et le conseil
municipal in corpore; et le dimanche matin : le Carnaval des chevaux.
La 20ème édition du Carnaval sédunois fut couronnée par un magnifique spectacle
pyrotechnique... si apprécié du public qu'il est devenu incontournable.
 
Jeudi - samedi - dimanche... pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?
La période carnavalesque s'étend du jeudi gras au mardi suivant, "profitons-en" décida le président qui
avait toujours des vues très larges ! Sitôt dit, sitôt fait.
Le jeudi est consacré à la remise des clés: un cortège aux flambeaux illumine la soirée
du vendredi : grand cortège le samedi et le dimanche: soirée spaghetti offerte
aux sociétaires le lundi soir: cortège et animation pour les enfants,
le mardi, suivi de la soirée de clôture.
 
Cantines, échoppes, podiums poussent comme des champignons sur la Place du Midi.
Malheureusement, des grincheux, par leur contestation et leurs plaintes,
forcent le Carnaval à déménager et à implanter son infrastructure sur la Planta.
 
En 2001, à la présidence, M. François Hugo succède à M. Maurice Machoud.
 
Ainsi, dans un esprit de fête, durant 6 jours, Sion est une ville libre et animée,
la Société du Carnaval et son Comité continuent leur activité, en
espérant que de nombeux nouveaux sociétaires les rejoindront.
 
 

Date de création : 06/02/2013 · 23:15
Dernière modification : 05/10/2013 · 11:24
Catégorie : Infos
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